Histoire

 

La Maurienne (vue du Petit-Mont-Cenis)Bramans fut à travers le temps, un haut lieu de passage de nombreuses célébrités. Pour des raisons géographiques, les alpes forment une barrière qui peut être franchi qu’en des points particuliers. La vallée de la Maurienne en est un parfait exemple.


A l’époque, l’un des seuls, passage de la route entre Paris et Rome , arrivé en Maurienne. Les marchands, les armées, les pèlerins,… utilisèrent jusqu’au XIIème siècle, une fois arrivé à Bramans , la route qui menait au petit village du Planay, puis la montée de la Crosta qui mènent au col du Petit-Mont-Cenis et Susa en Italie. Au XIIème siècle la route de l’Italie fut modifiée vers l'est. Cette fois aprés avoir passée la montée de la Crosta, tout ce beau monde continuait par le plateau du Petit-Mont-Cenis et le village de Novalaise en Italie.


A partir de la fin du XIIème le chemin carolingien fut abandonné, pour un nouveau tracé par Termignon et Lanslebourg. C’est l’actuel D-1006 (ex-N6), qui n’était à l’époque encore qu’un chemin de muletier. Il fallait de Lanslebourg jusqu’à Novalaise, démonter voitures et berlines pour rejoindre la frontière à pied, à cheval ou en chaise poste, jusqu’en 1805 où l’on pouvait désormais passer sans démonter les diligences.
On chercha, toujours à améliorer le tracé cette route de l’Italie. Jusqu’à la construction du tunnel du Fréjus entre Modane et Bardonechia.


Fresque d'Hannibal traversant les Alpes.En 2018 avant J. C., Hannibal et ses troupes de 50 000 hommes et 37
éléphants, qui étaient partis d’Espagne pour aller combattre les romains en Italie, seraient passés par Bramans puis le col du Petit-Mont-Cenis.
En 773, Charlemagne, en guerre contre les Lombards, divisa son armée en deux une fois arrivés au pied des alpes. Une partie passa par le Grand-Saint-Bernard, et l’autre suivit le roi et passe le Mont-Cenis.
En 1537, François 1er se rendit en Italie via le Mont-Cenis.
La famille de Savoie, passait souvent le col, et s’arrêtait parfois à Bramans, avant de traverser le Mont-Cenis. En 1771, la princesse Joséphine remonte la Maurienne avec pas moinde 545 chevaux et mulets.


Napoléon Bonaparte dans les AlpesEn 1796, Joseph Bonaparte, frère de Napoléon, qui allait négocier des traités de paix en Italie, s’arrêta
Bramans. En 1800 après sa victoire à Marengo, Napoléon-Bonaparte rentre en France, et passe par le Mont-Cenis, où il repassera en 1805 et 1807, pour divers actions en Italie.
En 1897, le président Félix Faure, assiste aux manœuvres Alpines en Maurienne. Et en juillet 1937, le président Albert Lebrun passe par le hameau du Verney, pour saluer son filleul.


Tous ces illustres personnages passés par Bramans, font partie d’une très longue liste dont on ne pourrait citer tous les noms.